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Hail and Kill, Ride, Sword, Steel, Die, Die, Die

 
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Fabo
Grand Duc d'Occident

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MessagePosté le: 27/03/2007 01:05:35    Sujet du message: Hail and Kill, Ride, Sword, Steel, Die, Die, Die Répondre en citant

[subjectif=on]Evidemment, cette critique est dépourvue de toute neutralité. Lecteur, prends la donc non pas comme un point de vue ordinaire, mais vue à travers le filtre de la Manowarité. Et en passant, va dire à Sparte..heu, non, pardon.

Ce que je vais dire dans ces quelques lignes n'est donc pas une opinion objective. Je n'y peux rien, je suis obligé par ma religion. Les étoiles sont donc attribuées sur une échelle de Manowar, pas sur une échelle de qualité valable pour les autres : je juge cet album sur comment il s'inscrit dans la lignée des autres Cercles Magiques ("Magic Circle" : en Manowarien : un disque, un album. Car n'est-il pas écrit : "Six Magic Circles were made by the Blood of the Kings" – KoM, chap. 10, v. 22 ? ).

Il est sorti le 5 mars 2007, soit près de cinq ans après le dernier, Warriors of the World. Rien de bien inhabituel, donc, quoiqu'un peu long pour tout Immortel ("Immortal" : en Manowarien : fan du groupe, membre de l'Army of Immortals. Car n'est-il pas dit "In our eyes you're Immmortal" – HtE, chap. 5, v. 7 ?) qui se respecte, et qui plus que tout respecte le Métal (créé par les Dieux, ne l'oublions pas. Car n'est-il pas écrit "The Gods Made Heavy Metal, and They saw that it was Good" – LtH, chap. 3, v. 7 ?). Malgré un emploi du temps chargé, mes mains fiévreuses ont pu assez rapidement se poser sur un exemplaire du digipack vendu à vil prix à la Fnac ( je me suis accordé cet achat pour célébrer le bon après-midi que je venais de passer au Musée, seul dans la Grande Salle du Palais des Ducs, à escalader les monuments funéraires du Hardi et de Jean sans Peur. Mais ceci est une autre histoire...).

L'objet est de belle facture ma foi, avec une plaque en acier (inox sans doute) pliée enserrant le dit 'gipack, frappée en bas-relief du nom des Rois du Métal ("Kings of Metal" ou "Metal Kings" : titre des membres du groupe. Car n'est-il pas dit : "Four Kings of Metal, Four Metal Kings" KoM, chap. 10, v. 6, et "High and Mighty alone we are Kings" KoM, chap. 5, v. 6, et "We are the Kings of Metal, coming to town" – KoM, chap. 2, v. 24 ?), qui donne à l'ensemble un poids rassurant en main.

Une fois cette plaque ôtée, et le 'gipack (carton simili-cuir noir, marqué argent avec une particularité abordée ci-dessous) la couverture du livret présente, chose inédite, quatre Guerriers Sans Visage - le Dark Avenger, qui les suit depuis Kings of Metal, mais qui apparaît dans le titre éponyme de Battle Hymns, déjà, à l'époque... Le guerrier, torse nu et viril, chevelu et brandissant les Symboles du Pouvoir - en l'occurrence, pour ce dit dernier album, l'Epée d'Acier ("And the Great Sword of Steel / sons of Destiny shall wield", IGR, chap. 2, v. 10-11 - les autres étant le Marteau ("Sign of the Hammer be my Guide", SotH, chap. 5, v. 6, la Couronne et l'Anneau ("Providence Brought us the Crown and the Ring / Covered with Blood and our Pride", KoM, chap. 5, v. 7-8 )) est, chose unique là encore, entouré de créatures humanoïdes femelles (pas une nouveauté, ce dernier concept : n'est-il pas dit "Woman Come Here / Remove Your Garments / Kneel Before Me" KoM, chap. 7, v. 19-21 ?) la nouveauté ici étant qu'en l'occurrence, elles obéissent à cet ordre, et exhibent fièrement de redondantes* mamelles tétonnées, de même que qui un collier, qui un bracelet, qui des ailettes de succube.

Le livret quant à lui, tout comme les galettes, est uniquement rédigé non pas en alphabet occidental latin, mais en Fuþark récent – les 24 runes qui le composent sont d'ailleurs rappelées en fin d'opuscule. On sent déjà qu'on a affaire à une atmosphère assez orientée, dans cet album.

Les textes sont entrecoupés d'illustrations partielles tirées de la couverture, et de photos noir et blanc des Rois du Métal.



Alors...qu'en est-il de la musique ?

Eh bien...et c'est de là que vient l'étoile en moins, à mon plus grand regret. En effet, l'album, qui nous propose plus de 70 minutes de son, aurait très largement pu être condensé en une quarantaine de minutes de Manowar de bon aloi. Car entre les plages de Vrai Métal ("True Metal" : en Manowarien : musique que joue Manowar et ses amis. Car n'est-l pas dit "You heard True Metal Into Glory Ride" HtE, chap. 5, v. 2 ?), des séquences par trop bomtepiesques et cubasées de compositions atmosphérico-épiques, entrecoupés (non sans bonheur parfois) de voix off expliquant deux ou trois choses sur les sujets dont il est question dans les morceaux viennent presque inutilement rallonger, ou plutôt étirer, la sauce.

Presque, parce qu'après tout, on a ici un album concept, ne quittant pas (sauf pour le dernier morceau) le domaine de référence, à savoir celui explicité par la dite voix off suc-citée : le Nord, ou plutôt ses Dieux, et deux d'entre eux en particulier : le Père de Tout, et le Fils de Laufey. Óðinn, et son fils-juré Loki. La voix off, en fait, dit assez succinctement des choses vraies, des faits de la vie et des attributs de ces Ases, de la lance aux corbeaux et aux loups, de son sacrifice à lui-même aux Einherjar. C'est d'ailleurs, si l'on en juge par les textes des morceaux musicaux, ces derniers qui semblent être le cœur, l'objectif ce cet album. Eux, et les Guerriers-Fauves. L'ensemble (ou presque) de l'album semble ainsi être une progression menant les Guerriers de Métal vers la Valhalle

Le cœur de l'Immortel se réjouit, ou plutôt, sourit d'une bienveillante nostalgie, à l'écoute du morceau Glory, Majesty, Unity. La voix du Grand-Père est la même, les paroles de la Prière sont les mêmes. Le titre s'inscrit dans la progression narrative choisie, en guise d'annonce de la bataille Finale menant les Rois du Métal vers la Halle du Roi des Ases.

En fait, globalement, c'est un album qui s'écoute, ou plutôt qui s'aborde d'un trait. On sent, à mon léger désarroi, un peu d'influence des autres nouveaux groupes de soi-disant Vrai Métal Symphonique à la Rhapsody (qui appartiennent d'ailleurs à Magic Circle Music) sur le premier vrai morceau qui gratte. Mais d'autres morceaux viennent rappeler le bon vieux Manowar, le Classique, l'Eternel, celui qui ne mourra jamais (car n'est-il pas dit "When Losers Say Its Over With You Know That It's A Lie / The Gods Made Heavy Metal And It's Never Gonna Die" LtH, chap. 3, v. 9-10 ?).

Les textes en eux mêmes sont du Pur Manowar, écrits avec les Soixantes-Mots-qu'On-Parle-Chez-Manowar, parfois combinés en Les-Douze-Phrases-Qu'on-Parle-Chez-Manowar. Ce qui rend finalement la lecture du livret en Fuþark pas si difficile que ca. "The Kingdom of the Kings", "Swords in the Air", "Magic Winds" sont des concepts, des syntagmes Manowariens désormais classiques.

Globalement, le fan de Manowar s'y retrouvera, donc. Selon les jours, il pourra regretter la présence de ces plages parfois maladroites, en tout cas ne proposant pas un Métal vraiment en Métal (mais Manowar nous avait hélas quelquefois, surtout récemment, habitué à des passages un peu plus faibles par rapport au reste sur ces albums), ou bien apprécier la manière dont ils permettent de créer l'ambiance, d'enchaîner les morceaux en continuant sur la thématique choisie. En regrettant peut-être un peu, malgré tout, le temps des Kings of Metal ou des Sign of the Hammer.


Le point positif, également, dû à ces plages excédentaires, c'est qu'il fait de l'album précédent un classique, avec des morceaux d'anthologie comme House of Death, Hand of Doom, Fight Until We Die, A Call to Arms qui rejoignent au firmament d'autres Hymnes de Bataille ("Battle Hymns" : en Manowarien : titre phare du groupe, et titre du tout premier album. Car n'est-il pas écrit "Sing with us the Battle Hymns » - KoM, chap. 10, v. 2 ?). Ce dernier, Warriors of the World, pêchait déjà de son côté par la présence de plages n'ayant à priori pas leur place dans un Cercle Magique, mais justifiés par des drames personnels (Nessun Dorma) ou plus généraux (An American Trilogy).

Donc voilà. Une étoile en moins, pour sanctionner (en toute raison gardant) les longueurs un peu dommageables, et le manque de morceaux se distinguant réellement – non pas qu'il n'y en ait point, loin de là. Mais je pense que seul le temps permettra de dire lesquels, sur ce dernier opus, entreront dans les classiques. Mais comme ça reste du Manowar, je ne peux descendre en dessous.

Et rassurez-vous. Après à peine trois écoutes, je me suis pris déjà à en chantonner certains.

Donc : 4/5

[subjectif=off]


*on pardonnera l'usage du dialecte
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Dernière édition par Fabo le 27/03/2007 10:48:17; édité 1 fois
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MessagePosté le: 27/03/2007 01:05:35    Sujet du message: Publicité

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Fabo
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MessagePosté le: 27/03/2007 01:14:35    Sujet du message: Hail and Kill, Ride, Sword, Steel, Die, Die, Die Répondre en citant

A noter que dans le gipack il y a un DVD que je n'ai pas encore regardé. Il y a des limites à la quantité de Manowar que le reste du monde peut encaisser - les miennes sont abolies, mais mon entourage immédiat n'est peut-être pas forcément prêt, à ce jour en tout cas.
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Michael Huber
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MessagePosté le: 27/03/2007 08:23:07    Sujet du message: Hail and Kill, Ride, Sword, Steel, Die, Die, Die Répondre en citant

Magnifique chronique, qui donne envie d'écouter.
Félicitation !
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MessagePosté le: 08/12/2016 02:07:25    Sujet du message: Hail and Kill, Ride, Sword, Steel, Die, Die, Die

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